A part toutes ces revues et autres babioles par lesquelles on nous occupe, je suis assez désœuvré.

Mardi 13 Août 1918   Chers Parents   Avant de faire partir ma lettre d’hier soir, je viens remercier Papa du contenu de sa lettre ainsi que Jacques de sa bonne prose. N’est-ce pas plutôt Bouchon que Goujon qui aurait été tué ? Car Bouchon, un type du Lycée de Bar était camarade de promotion de… Lire la suite A part toutes ces revues et autres babioles par lesquelles on nous occupe, je suis assez désœuvré.

Je pense à l’avenir, que je vois rose comme l’horizon, j’apprécie la vie providentiellement gardée

Lundi 12 Août 1918   Chers Parents   Il est 8 heures du soir. Depuis 5 heures, voluptueusement allongé dans l’herbe, je goûte un repos bien gagné. Cela consiste pour moi à rester allongé des heures, couché sur le dos, une cigarette aux lèvres. Je regarde le soleil disparaître doucement derrière les maisons du pays,… Lire la suite Je pense à l’avenir, que je vois rose comme l’horizon, j’apprécie la vie providentiellement gardée

Après un violent bombardement, l’attaque a commencé, et j’ai suivi l’avance à distance

Le 9 Août 1918   Chers Parents   Je m’empresse de vous écrire pour vous rassurer et vous montrer que je suis toujours en vie. Vous avez dû voir par les journaux qu’il avait eu « bagarre » dans notre secteur, et peut-être vous êtes vous fait du mauvais sang ? C’était inutile, puisque me voilà. 3 heures… Lire la suite Après un violent bombardement, l’attaque a commencé, et j’ai suivi l’avance à distance

Quand il fait beau et que je vois s’auréoler d’un peu de soleil les restes de verdures éparses sur les arbres mutilés…

En ligne le 7 Août 18   Chers Parents   Je rouvre ma lettre d’hier, j’avais oublié de la donner, et comme un contre ordre est arrivé et que nous ne montons que ce soir et pour trois jours, j’en profite pour vous écrire plus longuement…. Pour trois jours aussi. Tout d’abord, je vous dirais… Lire la suite Quand il fait beau et que je vois s’auréoler d’un peu de soleil les restes de verdures éparses sur les arbres mutilés…

Cela va tout doucement, car on nous agite pas mal pour des choses insensées.

En ligne, le 6 août 18 Chers Parents Nous montons ce soir aux petits( ?) postes pour deux jours et je tiens à vous avertir qu’il y a des chances que je ne vous écrive pas pendant ces 2 jours, car j’en aurai ni le temps, ni les moyens ; Donc, ne vous inquiétez pas pour cela.… Lire la suite Cela va tout doucement, car on nous agite pas mal pour des choses insensées.

Je me couche, il était temps, les balles nous rasaient, s’enfonçait devant moi

Le 4 Août 1918 Chers Parents Je rouvre ma lettre. Je l’avais écrite hier soir, mais je n’ai pas pu, pour la cause que je vais vous énoncer, la faire partir plutôt. Hier soir, en effet, nous avons bataillé et, de ce fait, passé une soirée très désagréable. Vers 7 heures, on nous fait mettre… Lire la suite Je me couche, il était temps, les balles nous rasaient, s’enfonçait devant moi

Ma graisse de permissionnaire sur laquelle je vis depuis huit jours est tout à fait épuisée

Le 3 août 18   Chers Parents   Crise de papier ! Crise d’enveloppes ! Crises de crayon ! J’ai perdu tout avec une musette dans la bagarre de la relève, et me voila obligé d’emprunter tantôt à l’un, tantôt à l’autre, jusqu’à notre départ du secteur. Je crois que ce ne sera pas encore tout de suite,… Lire la suite Ma graisse de permissionnaire sur laquelle je vis depuis huit jours est tout à fait épuisée