Le voilà relevé pour toujours, je crois que nous pouvons être tranquille sur son sort ; c’est une grande consolation.

Bar, le 6 Octobre 1918   Mon cher ami,   Merci de votre bonne et affectueuse lettre ! Apprendre par vous la mort de mon pauvre Pierre me fut moins dur que de l’apprendre par n’importe qui. Nous sommes bien tristes, vous le comprenez mieux que tout autre, mais nous serons courageux et nous nous soumettrons… Lire la suite Le voilà relevé pour toujours, je crois que nous pouvons être tranquille sur son sort ; c’est une grande consolation.

La terre où repose Pierre a été arrosée par le sang de bien des braves

2 ocobre 1918   Mon cher ami   Dès que j’ai su par ma sœur vos inquiétudes au sujet de Pierre, j’ai vite cherché à avoir des renseignements sur son compte. La chose m’a été facilité par la présence de notre ami commun le Lt colonel Etienne, qui habita Bar alors qu’il était Lt au… Lire la suite La terre où repose Pierre a été arrosée par le sang de bien des braves

Je vous serai très reconnaissant de me dire toute la vérité

Bar le Duc le 24 sept. 1918 Monsieur l’Aumonier, J’aurais dû depuis longtemps vous écrire pour vous recommander mon fils Pierre Collot, engagé volontaire, caporal au 5ème Bons Alpin 1ère Cie, suivant le conseil de journal La Croix. Aujourd’hui, hélas, j’ignore s’il est encore temps de la faire et c’est plutôt pour vous demander des… Lire la suite Je vous serai très reconnaissant de me dire toute la vérité

Je commence à entrevoir le commencement de la fin de cette guerre.

Le 7 septembre 18 Chers Parents J’ai reçu hier un volumineux courrier de trois lettres : celles de Papa, de Jean, et de Jacques, qui ont été toutes les trois accueillies avec enthousiasme. Je remercie Papa de la « finance » qui commençait à se faire bien sentir par son absence. Ce n’est pas qu’on dépense ici, seulement… Lire la suite Je commence à entrevoir le commencement de la fin de cette guerre.

de l’autre coté, des tranchées avec des boches, des vrais… avec des mitrailleuses non moins vraies.

Le 5 septembre 1918 Chers Parents Par extraordinaire, c’est du même trou que je vous écris cette fois encore. C’est fort étonnant que l’on ne nous ait pas fait plus galvauder que cela en deux jours. Je vous dirai que je ne demandais pas mieux. Et pour que vous vous rendiez bien compte de ma… Lire la suite de l’autre coté, des tranchées avec des boches, des vrais… avec des mitrailleuses non moins vraies.