Je reviens presque à regretter le chemin des dames !

Besançon, le 28 Novembre 17

Chers Parents

Je m’ e – m – b – ê – t – e cordialement aujourd’hui. J’ai ma journée libre et je ne sais pas quoi faire. Après m’être levé à 10h et avoir manger la soupe, j’ai bouclé mon ceinturon et je suis sorti sans savoir seulement où j’irai. Madame Gossaut est partie à Paris aujourd’hui, et je ne veux pas aller ennuyer Marie qui est seule à la maison pour une visite intempestive qui serait presque grotesque. Madame Gossaut m’avais bien dit de venir, malgré son absence, mais j’aime mieux m’abstenir. Pourtant tout à l’heure ne sachant absolument pas quoi faire, je me suis dirigé vers le domicile des susdit, décidé à demander comme aumône un bouquin et une chaise. Mais une fois arrivé dans la rue presque à la porte, j’ai trouvé que j’aurais l’air trop bête et j’ai fait demi-tour. Alors, vous voyez d’ici, votre grand dadais de fils, de-ci de-là, bien embarrassé de sa présence. Alors pour passer le temps je suis allé revoir des vieilles ruines romaines qui se trouve dans un parc, je suis allé visiter la cathédrale sur toutes ses coutures m’arrêtant 10 minutes sur un tableau et déchiffrant une inscription latine, lisant les annonces, etc…(et, les bras ballants devant les monuments!!! (bidas)). Puis en sortant finalement j’ai trouvé un petit foyer du soldat (sans feu, presque. Quelle ironie !!!). Je suis entré et je vous je vous écris, quoi ! Des bêtises ! Il me semble !

Pour comble de malheur ! Plus de tabac ! Je reviens presque à regretter le chemin des dames ! Pourtant, fait meilleur ici !…

Pour achever ma détresse, mon dernier billets de cent sous est magistralement écorné ! La lecture et le tabac sont pour quelque chose dans ma situation financière ! Car que faire en un gîte ( ?) à moins qu’on ne fume ou qu’on ne lise ! Impossible de songer, je ne fais que cela dans mes heures de garde ! Et mon cerveau en devient comme une vieille éponge, qu’on a beau presser et donc il ne sort rien malgré tout.

Je viens de relire ma lettre, je constate que j’y ai déverser toute ma bile misanthropique. Cela me fait du bien et tout guilleret, je vais partir pour la soupe, le sourire aux lèvres en songeant que ma missive va vous faire bien rire ( rires déplacés ! Du reste !)

Je vous embrasse,

Bien affectueusement

 

P.Collot

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